J'ai changé tellement changé en si peu de temps, quelques mois de passés et voilà un nouvel être dans un nouveau corps. Je regarde mon passé et je ne comprends pas, ce n'est pas moi qui ai fait ça, ce n'est pas moi qui ai subis tout ça... Je croyais que les gens aussi auraient changé mais ils sont toujours les mêmes, parfois heureusement mais surtout malheuresement. Je crois que l'heure du grand bilan a soné car j'empreinte un tournant extrèmement important dans ma vie. Déjà sur le plan scolaire, je n'espère plus j'y suis, l'avenir me dira si j'ai l'étoffe d'une grande chimiste.
Aujourd'hui je le regarde et je me demande pourquoi, pourquoi je l'aimais, ce n'est pas moi, c'est elle qui ne pouvait pas se passer de lui. Hier je le cherchais aujourd'hui je l'évite. Aujourd'hui j'ai ouvert les yeux sur un autre, mais je sais très bien comment l'histoire va se finir, à force de la lire j'ai fini par la connaître par coeur...
Je croyais que j'allais mieux mais je ne faisais que m'en persuader, et j'y suis arrivé, un certain temps. Les gens qui me connaissent ne se rendent pas compte de ce que j'ai à l'intérieur. A force de voir le clown rire et faire rire tout le monde on finit par oublier que lui aussi sait pleurer. Mais je ne veux pas qu'ils le sachent, je ne veux pas être un fardeau. Pourtant j'ai mal, tellement mal, le passé remonte aussi douloureusement qu'un coup de poignard. Car on ne sait jamais vraiment ce qui se passe derrière les murs d'une jolie petite maison bien fleurie. Un coffre à jouet peut parfois contenir des armes. Juste l'histoire d'un début de vie gâché... Je n'aime pas me plaindre alors je pleure, seule, car personne ne peut me rendre la vie que je n'ai pas eu. Le passé ne se change pas il se remémore...
Car je les déteste aussi fort qu'il m'est possible de supporter, car quoi de plus facile à cacher qu'un sentiment... La vérité peut-être...
Je voulais vraiment y croire, je voulais vraiment tout lui donner, mais elle m'a encore une fois fait comprendre que je pouvais être banale... Elle ne l'était pas pour moi...
Aujourd'hui la solitude me pèse, le silence est devenu assoudissant.
J'étais là, il était là, j'avais envie de le prendre dans mes bras, mais il paraît que lorsqu'on ne se connaît pas ce n'est pas très poli... Je le voyais déjà avant, mais lorsqu'on pousse le canard qui nous bouche la vue on voit tout de suite beaucoup mieux...
Aujourd'hui je lui ai dit qu'elle était une mauvaise mère, aujourd'hui je lui ai dit pourquoi elle était une mauvaise mère...
Je crois que contrairement à avant il y a de l'amour dans mon coeur, de l'amour que je voudrais tellement distribuer autour de moi, mais dont peu de personnes veulent...
Je sais que je ne suis pas comme les autres, je sais que je ne vois pas les choses commes eux, mais eux lorsqu'ils me voient me disent que je suis la plus belle, la plus gentille que j'ai maintenant et enfin le beau corps que je méritais pourtant lorsque je me regarde je ne vois qu'un être sans intéret, triste et laid...
Je n'existe qu'à travers leurs yeux... Je voudrais aussi exister un peu dans les siens...
Pourtant parallèlement le poids des insultes me pèse, beaucoup plus qu'avant... Je ne les comprends pas, je déteste ne pas comprendre, mais eux je n'ai pas envie de les comprendre...
Je ne vis pas dans leurs yeux... J'ai toujours trouvé le regard de vache folle un peu trop répandu à mon goût...
Je n'ai pas 15 ans dans ma tête, je n'ai pas 15 ans dans mon corps mais pourtant face à l'avenir je ne suis qu'une petite fille...
On n'immagine pas l'avenir on ne fait que l'attendre...
J'ai trop souvent essayé d'immaginé le mien...
Je ne me sens pas à ma place au milieu d'eux, elle s'éloigne de plus en plus de moi. Je n'immagine pas l'avenir, j'espère juste qu'il sera meilleur que le présent...
J'estime que j'en ai largement le droit...