Le temps passe devant moi et je ne sais pas l'arrêter.
Parce qu'hier je voulait qu'il soit le plus tard possible et qu'aujourd'hui je veux qu'il soit derrière moi.
L'impression d'être impuissante de ne pouvoir rien faire, je les déteste autant que je les aime, vouloir les oublier parce qu'ils n'en valent pas la peine, mais je ne suis rien sans eux.
Comme des béquilles qui tranches les mains mais sans qui on ne peut pas marcher.
Je le mérite plus qu'eux, mais eux n'ont pas besoin de ça.
Je sais maintenant ce qu'est d'agir pour le profit.
Personne ne pourra changer mon destin, il n'y que moi qui le peut. Je sais qu'elle route prendre je ne marcherai plus à travers les ronces comme jusqu'à présent. Je l'aime et il m'aime, il m'aide à survivre et m'aidera à construire quelque chose que je suis incapable de réaliser seule. Peut-être prendra-t-il un autre chemin que le mien mais il m'a prouvé pendant tout ce temps qu'il était comme une partie de moi.
Attirance incontrôlable, peut-être le souvenir d'un amour inachevé qui m'a prit toute mon énergie, je me reconstruit mais il est comme un marteau qui attend la fin des travaux pour tout redémolir.
L'amour est irraisonné mais parfois il faut être raisonnable pour faire le bon choix.
Ne pas être ce que je suis à cause d'eux, mais un jour ils verront que je vaux bien mieux qu'eux, bien mieux que ce qu'ils ont pût faire ou dire. J'existerai sans eux.
Comme si tout voulait sortir mais n'y parvenait pas, comme si le moment n'était pas venu, pourquoi parler alors que personne n'écoute.
Tant d'idées qui se bousculent, tant de déceptions, de doutes, de réclamations, mais ils s'en fichent ils se croient à l'abri, à la tête d'un empire qui n'est qu'un vulgaire château de cartes, ils se croient importants mais ils ne savent pas ce qu'est vraiment la vie, ils ne savent pas ce qu'est ma vie.
Jalouse d'eux qui débordent de bonheur, haï celui qui a distribué les richesses et maudit le reste.
Je ne peux peut-être pas changer le monde, mais je peux toujours m'en créer un qui me ressemble.
Parce que je serai la meilleure des mères, celle que je n'ai jamais eu.
Comme un besoin vital.
Je suis devenu quelqu'un de meilleur, j'ai réussi à sortir de cette merde qui me bouffais il ne me reste plus qu'à avancer sans regarder derrière moi.
Tout le monde me croit forte, me croit femme alors que je ne suis qu'une gamine perdue.
Je fume trop, je bois trop pour me perdre dans autre chose que ma vie, mais je sais aussi que ma vie se joue en ce moment et contrairement à eux j'ai la tête sur les épaules et j'ai le sens des responsabilités, c'est pour ça que je l'aurai, elle la vie que je veux, je crois l'avoir méritée.
Mal être et mélancolie incôntralables qu'ils ne peuvent pas comprendre, parce que je ne suis pas comme eux.
Mon esprit allait mal, c'est maintenant la santé qui le suit.